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rPhono d’Arcam, l’excellence pure et simple

Nous venons de procéder à l’essai du préampli phono de la « R Serie » d’Arcam. Cette série de produits se distingue par de classieux chassis en aluminium, de formats réduits, et offrant un rapport performance/prix optimal.

Et à cet égard, Arcam ne s’y est pas trompé avec le rPhono ! A 550 €, ce préampli offre des performances tout simplement extraordinaires. Si beaucoup de préamplis phono du marché sont bons, et si certains sont même très bons voire excellents, le rPhono est quant à lui encore à part. Il est clairement un appareil d’exception.

En effet, le préampli phono est souvent considéré comme un produit « utilitaire ». Un ampli ne dispose pas d’entrée phono ? Alors ajoutons un pré-pré phono est le tour est joué. Las ! Ce n’est pourtant pas ainsi qu’il faut considérer cette pièce maîtresse dans la reproduction des disques vinyles.

Petit rappel avant d’en dire plus sur les extraordinaires qualités du rPhono : à quoi sert vraiment un préampli phono ? Et pourquoi une entrée phono est-elle indispensable à la lecture d’un vinyle ? Lire la fiche explicative.

Fonctionnalités

Le rPhono est un préampli compatible tant avec les cellules MM (à aimant mobile) que MC (à bobine mobile, dont le signal de sortie est le plus faible). Il offre, par le biais de petits interrupteurs situés sur la face arrière, différents réglages applicables soit aux deux types de cellules (le gain, de 30 à 52 dB en MM et de 60 à 82 dB en MC), soit spécifiquement à l’un ou l’autre type :

  • pour les cellules MM
    • réglage de la capacitance (120, 220, 340 ou 440 pF)
  • pour les cellules MC
    • réglage de l’impédance (de 50 à 550 Ohm) à l’aide de potentiomètres analogiques

Il est à noter que ces deux paramétrages doivent être effectués pour chacun des canaux gauche et droit, du fait de la construction double-mono du circuit de l’appareil.

Enfin, un filtre anti-rumble (phénomène d’amplification en boucle de certaines fréquences graves conduisant à une vibration extrême des membranes des woofers) peut être également activé sur le panneau arrière.

Performances

Que dire ? Il serait intéressant de relever les défauts du rPhono, mais nous les cherchons encore. Après avoir écouté de nombreux styles, des pressages d’exception, des pressages médiocres, du neuf, de l’ancien qui craque, ou non, etc. chaque fois le même constat s’impose : le message est d’une lisibilité hors du commun. Chaque instrument se détache de l’ensemble, pour finalement mieux y tenir sa place !

Là ou les frappes rapides sur un charley ont tendance à produire une espèce de tintement artificiel est quasi continu avec beaucoup de système, le rPhono restitue lui chaque frappe, qui chacune sonne potentiellement différemment des autres en fonction de la zone frappée. De même, les balais qui caressent une caisse claire sont, enfin, réalistes, et parfaitement distincts. Les coups d’archer sur le violoncelle d’un quatuor à corde, qui souvent sont perdus dans la masse, sont désormais parfaitement présents, et remplissent leur rôle dans le rythme du morceau. Etc. Etc.

Sur de nombreux morceaux que l’on pensait pourtant connaître par coeur nous est apparue une richesse, voire une sophistication, dans les arrangements qui nous avait échappé jusque-là.

Et si la lisibilité des instruments est sans conteste la caractéristique la plus frappante du rPhono, il ne faut pas oublier de signaler la dynamique excellente, la tension dans les graves et la scène sonore d’une dimension inégalée : elle parvient bien souvent à déborder les enceintes !

Conclusion

On a coutume de dire en hifi que la perfection n’est pas atteignable. Le rPhono d’Arcam prend le pari de nous démontrer que cet adage peut être contredit. Et franchement, le pari est gagné : à 550 €, aucun reproche ne peut être formulé à l’écoute de ce bijou. Et même en sortant de l’équation la question de prix, je serais bien en peine de lui trouver un réel défaut. Sans doute, à l’aide d’analyses poussées, de mesures précises ou autre décorticage technique pourrait-on constater que certains registres ne sont pas conformes, qu’une bosse apparaît ici ou là. Mais à quoi bon chercher la petite bête ?

L’écoute subjective est hypnotisante. Jamais nous n’avions ressenti une telle aisance, un naturel, à l’écoute de nos chers vinyles ! Preuve ultime des qualités formidables de cet appareil  : quelques secondes d’écoute suffisent à l’oublier, pour se consacrer à l’écoute de la musique, au service de laquelle il est totalement dévoué.

 

6 Comments

    • gauthier

      Bonjour, objectivement, oui ! LE StudioPhono de MoFi est un bon appareil, mais que je ne trouve pas à la hauteur des platines et des cellules de la marque. Le rPhono le surclasse sur tous les niveaux (détails, bruit de fond, graves…).

    • gauthier

      Bonjour, je ne peux pas me prononcer sur les Lehmann que je n’ai jamais écoutés, mais je peux vous dire que pour avoir eu un Dynavector P75mkIII (dans la même gamme de prix que les Lehmann), l’ArCam lui est très supérieur à tout point de vue de mon gout.

      Le plus simple, si vous en avez la possibilité, serait encore de venir nous voir avec votre préampli, et de comparer les deux bêtes 🙂

    • gauthier

      Bonjour, le rPhono est particulièrement détaillé, mais pas analytique : les notes sont longues, et le rendu est parfaitement lié. Le qualifier de « doux » me semblerait impropre, mais en tout cas il n’est pas agressif, si c’est bien le caractère que vous opposez à « doux ».

      Pour ce qui est de la concurrence, je n’ai rien entendu à moins de 1000 € pouvant ne serait que prétendre rivaliser avec l’ArCam.

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