Aujourd’hui, j’ai vécu une émotion musicale comme… jamais ? Possible, oui. Alors que j’attendais bêtement que ma voiture sorte de révision, je patientais en jouant sur mon téléphone à un jeu idiot pour m’occuper les mains pendant ce temps que j’écoutais Alela Diane (oui, forcément ).
Une fois l’album que j’écoutais arrivé à son terme, l’algo a eu l’idée merveilleuse, que dis-je, fantastique, d’enchaîner avec le titre « Wolf » de First Aid Kit. J’avais déjà entendu, dans des conditions similaires, l’un ou l’autre titre de ce groupe, mais j’avoue qu’hormis le nom un peu curieux de l’artiste, je n’avais pas été plus impressioné que ça… comme quoi, les émotions suscitées par la musique sont aussi le fruit d’un instant, d’un état d’esprit, d’une disponibilité cérébrale sans doute
Parce qu’aujourdhui, ce qui m’est arrivé était intense ! Unique même, je crois… enfin non, parce que pendant que j’écris ces lignes, voilà que ça recommence. Je suis hypnotisé, et mes yeux se brouillent de larmes !
Et je ne saurais dire pourquoi cette mélodie, scandée avec autant de force que de grâce, me touche autant. Tant sur ce titre que sur le reste de l’album d’ailleurs. Sans doute est-ce l’harmonie vocale exceptionnelle des soeurs Söderberg qui me touche si profondément. Ou la simplicité des mélodies, simples, mais pas simplistes… Si ce n’est la profondeur innatendues de ces textes, écrits par Johanna et Klara, alors âgées de respectivement de 22 et 19 ans ! J’oubliais la production absolument exemplaire, qui épargne une ditance artificielle avec la musique. Non, ici, elles vous susurrent à l’oreille, sans le moindre voile (au casque, l’expérience est encore plus intense, je trouve).

Les soeurs Söderberg ont réalisé avec cet album (comme avec leurs autres opus, d’ailleurs) un très bel hommage à des artistes américains souvent oubliés, et en tout très peu considérés, comme Emmylou Harris, Gram Parsons, ou bien sûr Johnny Cash, mais aussi Simon & Garfunkel ou Crosby, Stills & Nash pour les harmonies vocales, sans oublier Joni Mitchell ou Joan Baez. Et on peut ajouter des influences plus récentes, comme Bon Iver ou les Fleet Foxes, et bien sûr Midlake pour les textes narratifs, et là-encore les harmonies vocales (et Midlake, il faudra aussi que je vous en parle )
En conclusion, si l’on vous demande quel est le meilleur groupe suédois composée, entre autre, de deux chanteuses, l’une blonde, l’autre brune, la réponse ne doit pas être Abba et même si l’on vous précise qu’elles son soeurs, il faudra encore moins répondre Ace of Base
. Non, vous l’aurez bien compris, au moins pour moi, la réponse sera First Aid Kit, sans la moindre hésitation.
Une telle épiphanie musicale est un moment si particulier, si précieux, si rare. C’est un peu comme voir passer une météorite, ça n’arrive que rarement dans une vie (mince, ça m’est arrivé la semaine dernière… l’univers aurait-il un truc à me dire ?? ).
Alors bien sûr, je souhaite à ceux d’entre-vous qui n’ont pas peur de l’indie folk et des harmonies vocales de vivre cette même émotion qui m’a étreint cet après-midi, et qui me serre encore la gorge ce soir ! Les chances sont minces, je sais bien, mais ça valait le coup d’essayer
Au pire, vous aurez au moins fait une belle découverte, en tout cas je vous le souhaite
Et pour découvrir l’album sur :
Qobuz : https://open.qobuz.com/album/5051083065962
Spotify : https://open.spotify.com/album/7GVO4vtxp0eEWsETAWk3nZ…
Attention, sur Qobuz l’album apparaît deux fois, et l’une des versions n’offre que 10 titres, amputant l’album du titre « Wolf », le 11ème !
Gauthier

